{"id":2012,"date":"2026-01-02T10:51:31","date_gmt":"2026-01-02T15:51:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.slavicart.org\/%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d8%a3%d8%b3%d8%b3%d8%aa-%d8%aa%d8%ad%d8%a7%d9%84%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%81%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%84%d8%a7%d9%81%d9%8a\/"},"modified":"2026-01-02T10:51:31","modified_gmt":"2026-01-02T15:51:31","slug":"%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d8%a3%d8%b3%d8%b3%d8%aa-%d8%aa%d8%ad%d8%a7%d9%84%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%81%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%84%d8%a7%d9%81%d9%8a","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d8%a3%d8%b3%d8%b3%d8%aa-%d8%aa%d8%ad%d8%a7%d9%84%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%81%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%84%d8%a7%d9%81%d9%8a\/","title":{"rendered":"Pourquoi avez-vous fond\u00e9 l'Alliance des arts slaves ?"},"content":{"rendered":"<p>J\u2019ai fond\u00e9 l\u2019Alliance de l\u2019art slave car l\u2019art a toujours \u00e9t\u00e9 l\u2019un des principaux moyens par lesquels je communique avec le monde. Bien avant la cr\u00e9ation de l\u2019organisation, j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 attir\u00e9e par la narration visuelle, l\u2019artisanat traditionnel et les \u0153uvres cr\u00e9atives qui d\u00e9gagent un sentiment de p\u00e9rennit\u00e9. Parmi les nombreuses formes d\u2019art que j\u2019ai d\u00e9couvertes au cours de mes voyages, la mosa\u00efque s\u2019impose sans cesse comme l\u2019une des plus fascinantes et des plus durables.  <\/p>\n<p>Je suis am\u00e9ricain, mais ma vision du monde s\u2019est forg\u00e9e au fil de nombreux voyages. J\u2019ai visit\u00e9 les cinquante \u00c9tats des \u00c9tats-Unis et j\u2019ai beaucoup voyag\u00e9 \u00e0 travers l\u2019Europe, le Moyen-Orient, les Cara\u00efbes et bien au-del\u00e0. Mes voyages m\u2019ont conduit en Ukraine, en Russie, en G\u00e9orgie, au Japon, en Italie, en \u00c9gypte, en \u00c9cosse, en Irlande, au Mexique, au Canada, en Jama\u00efque, aux Bahamas, au Honduras et aux \u00c9mirats arabes unis. Chaque endroit m\u2019a fait d\u00e9couvrir ses propres traditions artistiques et son langage visuel, mais ce sont les mosa\u00efques qui ont retenu mon attention \u00e0 maintes reprises, quelle que soit ma destination.   <\/p>\n<p>Mes exp\u00e9riences en Ukraine, en Russie et en G\u00e9orgie m\u2019ont particuli\u00e8rement marqu\u00e9. Dans ces r\u00e9gions, l\u2019art de la mosa\u00efque ne se limite pas aux mus\u00e9es ou aux sites historiques. Certaines des plus belles mosa\u00efques se trouvent dans des lieux du quotidien. Les arr\u00eats de bus, les passages pi\u00e9tons, les immeubles de quartier et les petits b\u00e2timents publics sont souvent orn\u00e9s de motifs en mosa\u00efque complexes et soigneusement \u00e9tudi\u00e9s. M\u00eame l'abri de bus le plus simple peut ainsi se transformer en une v\u00e9ritable merveille visuelle.    <\/p>\n<p>Le fait d\u2019observer cet int\u00e9r\u00eat pour les espaces ordinaires m\u2019a laiss\u00e9 une impression durable. Cette mosa\u00efque sublime la vie quotidienne. Elle t\u00e9moigne de la conviction que la beaut\u00e9 doit \u00eatre accessible \u00e0 tous, et non r\u00e9serv\u00e9e aux institutions \u00e9litistes. Que je me sois arr\u00eat\u00e9 \u00e0 un arr\u00eat de bus de campagne ou que j\u2019aie attendu au bord d\u2019une route, entour\u00e9 de motifs et d\u2019images soigneusement compos\u00e9s, j\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 un profond respect pour les artistes qui ont estim\u00e9 que ces lieux m\u00e9ritaient une attention artistique.   <\/p>\n<p>Ce qui rend ces \u0153uvres d\u2019autant plus remarquables, c\u2019est le fait que l\u2019on ignore souvent qui en sont les auteurs. De nombreuses mosa\u00efques ont en effet \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es en collaboration ; elles \u00e9taient rarement sign\u00e9es, voire jamais, et ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9es sans aucune attente de reconnaissance. L'accent \u00e9tait mis sur l'\u0153uvre elle-m\u00eame et sur la communaut\u00e9 \u00e0 laquelle elle \u00e9tait destin\u00e9e. Aujourd'hui, il existe un nombre incalculable de mosa\u00efques pour lesquelles on ignore qui les a con\u00e7ues, qui a pos\u00e9 chaque pi\u00e8ce, ou quelles histoires les artistes souhaitaient perp\u00e9tuer.   <\/p>\n<p>Mon admiration pour ces \u0153uvres tient \u00e0 leur savoir-faire, et non \u00e0 leur id\u00e9ologie. Les mosa\u00efques slaves t\u00e9moignent d\u2019une ma\u00eetrise technique exceptionnelle, du choix des mat\u00e9riaux \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre des couleurs et \u00e0 la composition. Le travail fourni est colossal. Chaque carreau est d\u00e9coup\u00e9, pos\u00e9 et fix\u00e9 avec soin. M\u00eame apr\u00e8s des d\u00e9cennies, de nombreuses mosa\u00efques conservent leur nettet\u00e9, leur texture et leur r\u00e9sonance \u00e9motionnelle, malgr\u00e9 leur exposition aux intemp\u00e9ries et au temps qui passe.    <\/p>\n<p>Au fil de mes fr\u00e9quentes visites, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 remarquer un ph\u00e9nom\u00e8ne inqui\u00e9tant. Bon nombre de ces mosa\u00efques disparaissent. Dans de nombreux pays de l\u2019ancien bloc sovi\u00e9tique, le r\u00e9am\u00e9nagement et la r\u00e9novation urbaine ont acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la d\u00e9molition des structures anciennes. Dans le cadre d\u2019un effort plus large visant \u00e0 effacer les traces du communisme, les b\u00e2timents associ\u00e9s aux \u00e9poques pass\u00e9es sont souvent d\u00e9molis ou profond\u00e9ment remani\u00e9s. Ce faisant, les \u0153uvres d\u2019art en mosa\u00efque int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 ces structures sont d\u00e9truites sans faire l\u2019objet d\u2019une documentation, d\u2019une conservation ou d\u2019un d\u00e9bat public.    <\/p>\n<p data-renderer-start-pos=\"3150\">Ce qui m\u2019inqui\u00e8te le plus, c\u2019est que l\u2019art lui-m\u00eame est rarement consid\u00e9r\u00e9 ind\u00e9pendamment du b\u00e2timent qu\u2019il occupe. Les gares routi\u00e8res, les usines, les complexes r\u00e9sidentiels et les \u00e9quipements publics sont remplac\u00e9s pour faire place \u00e0 de nouveaux projets immobiliers, souvent sans aucune consid\u00e9ration pour les mosa\u00efques incrust\u00e9es dans leurs murs. Ces \u0153uvres disparaissent discr\u00e8tement, emportant avec elles le savoir-faire, la vision et la m\u00e9moire culturelle qu\u2019elles incarnent.  <\/p>\n<p>Cette perte n'est pas anodin. En effet, une fois la mosa\u00efque d\u00e9truite, il est impossible de la recr\u00e9er. Les mat\u00e9riaux sont peut-\u00eatre r\u00e9sistants, mais le savoir-faire, le contexte et la main de l\u2019artiste sont irrempla\u00e7ables. Et sans photographies, sans archives ni efforts de conservation, des collections enti\u00e8res d\u2019\u0153uvres disparaissent de l\u2019histoire.   <\/p>\n<p><strong>Cette prise de conscience a marqu\u00e9 un tournant pour moi.<\/strong><\/p>\n<p>L'Alliance de l'art slave a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e pour mettre en avant la mosa\u00efque en tant qu'art. Sa mission s'articule autour de l'artisanat, des mat\u00e9riaux, de la symbolique et de la valeur culturelle. L'objectif n'est pas de promouvoir des discours politiques ou des id\u00e9ologies historiques, mais de reconna\u00eetre et de pr\u00e9server cette r\u00e9alisation artistique. Ces mosa\u00efques m\u00e9ritent d'\u00eatre comprises dans le contexte plus large de l'art mondial, et non d'\u00eatre rejet\u00e9es ou effac\u00e9es en raison de circonstances changeantes.   <\/p>\n<p>La mosa\u00efque est, par nature, une \u0153uvre collective. Elle est r\u00e9alis\u00e9e pi\u00e8ce par pi\u00e8ce, souvent par des \u00e9quipes d\u2019artisans, et con\u00e7ue pour des espaces publics partag\u00e9s. Cela la rend particuli\u00e8rement adapt\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, \u00e0 la documentation et \u00e0 la participation communautaire. \u00c0 travers la recherche, la photographie, l\u2019\u00e9criture et la sensibilisation, l\u2019Alliance de l\u2019art slave s\u2019efforce de garantir la visibilit\u00e9, l\u2019\u00e9tude et la pr\u00e9servation de ces \u0153uvres.   <\/p>\n<p>Mes voyages en Italie et en \u00c9gypte ont renforc\u00e9 cette vision. Dans ces r\u00e9gions, les traditions de la mosa\u00efque sont pr\u00e9serv\u00e9es et enseign\u00e9es avec soin, quelle que soit l\u2019\u00e9poque \u00e0 laquelle elles ont vu le jour. Constatant ce respect pour l\u2019artisanat, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 confort\u00e9 dans ma conviction que la mosa\u00efque slave m\u00e9rite le m\u00eame \u00e9gard.  <\/p>\n<p>Il existe une alliance pour la sensibilisation \u00e0 l'art slave. Notre objectif est de fournir des informations facilement accessibles sur les techniques de la mosa\u00efque, les styles r\u00e9gionaux et les d\u00e9fis li\u00e9s \u00e0 la conservation. Ce faisant, nous esp\u00e9rons encourager des discussions \u00e9clair\u00e9es sur la mani\u00e8re dont les communaut\u00e9s peuvent valoriser et prot\u00e9ger leur patrimoine artistique.  <\/p>\n<p>Au fond, cette organisation est anim\u00e9e par l\u2019admiration. L\u2019admiration pour les artistes qui ont travaill\u00e9 avec patience et minutie. L\u2019admiration pour les communaut\u00e9s qui ont su int\u00e9grer l\u2019art dans leur vie quotidienne. Et l\u2019admiration pour un m\u00e9dium qui continue de transmettre la beaut\u00e9 bien longtemps apr\u00e8s le d\u00e9part de ses cr\u00e9ateurs.   <\/p>\n<p>La cr\u00e9ation de l\u2019Alliance des arts slaves s\u2019inscrit dans le prolongement naturel de mon engagement de toute une vie en faveur de l\u2019art et du voyage. Elle incarne ma volont\u00e9 de rendre hommage au savoir-faire artisanal partout o\u00f9 il se trouve, et de veiller \u00e0 ce que cette magnifique mosa\u00efque ne soit pas oubli\u00e9e par l\u2019histoire sans avoir \u00e9t\u00e9 reconnue \u00e0 sa juste valeur. <\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u0623\u0633\u0633\u062a \u062a\u062d\u0627\u0644\u0641 \u0627\u0644\u0641\u0646 \u0627\u0644\u0633\u0644\u0627\u0641\u064a \u0644\u0623\u0646 \u0627\u0644\u0641\u0646 \u0643\u0627\u0646 \u062f\u0627\u0626\u0645\u064b\u0627 \u0623\u062d\u062f \u0623\u0647\u0645 \u0627\u0644\u0637\u0631\u0642 \u0627\u0644\u062a\u064a \u0623\u062a\u0648\u0627\u0635\u0644 \u0628\u0647\u0627 \u0645\u0639 \u0627\u0644\u0639\u0627\u0644\u0645. \u0642\u0628\u0644 \u0648\u0642\u062a \u0637\u0648\u064a\u0644 \u0645\u0646 \u0648\u062c\u0648\u062f \u0627\u0644\u0645\u0646\u0638\u0645\u0629\u060c \u0627\u0646\u062c\u0630\u0628\u062a \u0625\u0644\u0649 \u0627\u0644\u0633\u0631\u062f \u0627\u0644\u0628\u0635\u0631\u064a\u060c \u0648\u0627\u0644\u062d\u0631\u0641\u064a\u0629 \u0627\u0644\u062a\u0642\u0644\u064a\u062f\u064a\u0629\u060c \u0648\u0627\u0644\u0623\u0639\u0645\u0627\u0644 \u0627\u0644\u0625\u0628\u062f\u0627\u0639\u064a\u0629 \u0627\u0644\u062a\u064a \u062a\u062d\u0645\u0644 \u0625\u062d\u0633\u0627\u0633\u064b\u0627 \u0628\u0627\u0644\u062f\u064a\u0645\u0648\u0645\u0629. \u0648\u0645\u0646 \u0628\u064a\u0646 \u0627\u0644\u0623\u0634\u0643\u0627\u0644 \u0627\u0644\u0641\u0646\u064a\u0629 \u0627\u0644\u0639\u062f\u064a\u062f\u0629 \u0627\u0644\u062a\u064a \u0635\u0627\u062f\u0641\u062a\u0647\u0627 \u062e\u0644\u0627\u0644 \u0633\u0641\u0631\u064a\u060c \u062a\u0628\u0631\u0632 \u0627\u0644\u0641\u0633\u064a\u0641\u0633\u0627\u0621 \u0628\u0627\u0633\u062a\u0645\u0631\u0627\u0631 \u0643\u0648\u0627\u062d\u062f\u0629 \u0645\u0646 \u0623\u0643\u062b\u0631\u0647\u0627 \u062c\u0627\u0630\u0628\u064a\u0629 \u0648\u062f\u064a\u0645\u0648\u0645\u0629. \u0623\u0646\u0627 \u0623\u0645\u0631\u064a\u0643\u064a\u060c \u0644\u0643\u0646 \u0648\u062c\u0647\u0629 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2014,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","inline_featured_image":false,"wds_primary_category":0,"footnotes":""},"categories":[1016],"tags":[],"class_list":["post-2012","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-1016"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2012","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2012"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2012\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2014"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2012"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2012"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.slavicart.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2012"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}